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Quand ne pas utiliser un CMS headless ?

Le CMS headless a beaucoup d’atouts. Mais il n’est pas une solution miracle. Voici quatre scénarios où l’on peut avantageusement utiliser une autre technologie de gestion de contenus.

Dans la première partie de ce dossier, nous avons abordé les atouts des CMS « headless » (qui séparent le front-end – l’UX – du back-end – les contenus). Mais cette technologie, tant vantée par les éditeurs, ne répond pas toujours à tous les besoins.

Voici 4 scénarios qui illustrent bien des cas où une alternative est une bien meilleure solution

1. Si vos exigences en matière de publication sont simples

Si une entreprise crée et distribue du contenu (sur le web et sur une application mobiles) par le biais d’un flux de contenus unique, elle peut s’appuyer sur un workflow éditorial simple en quatre étapes.

La première consiste à gérer la création, la supervision et l’approbation des nouveaux contenus. La deuxième s’occupe de taguer (automatiquement ou semi automatiquement) les contenus avec des métadonnées pertinentes. L’étape suivante est la publication du contenu sur les sites et les apps. Enfin, il faut gérer l’indexation et le référencement pour Google et d’autres moteurs de recherche.

De nombreuses plateformes classiques de gestion de contenu web (CMS) proposent ces capacités essentielles. Si votre workflow s’apparente à celui décrit ci-dessus, nul besoin d’investir dans les complexités du back-end d’un CMS headless.

2. Si les templates des CMS vous suffisent

De nombreux CMS se sont aussi dotés d’outils d’édition et de templates. Ces outils permettent à tout un chacun, sans compétence particulière, de mettre à jour le contenu et (un peu) la mise en page.

Les utilisateurs peuvent ainsi modifier par eux-mêmes l’aspect et l’ergonomie des pages web, en créer de nouvelles et s’appuyer sur les templates pour lancer des microsites connexes. Ces templates sont aujourd’hui quasiment tous en responsive design – pour s’adapter à toutes les tailles d’écran des appareils.

De nombreux CMS classiques comme WordPress, sont donc moins flexibles qu’un CMS headless, mais ils gagnent en facilité d’utilisation ce qu’ils perdent en adaptabilité. Le headless exige à l’inverse d’avoir des développeurs pour créer les composants du front. Si vos outils proposent des templates et que ceux-ci répondent correctement à la majeure partie de vos besoins, il n’est pas sûr qu’il soit nécessaire d’investir plus avant dans le headless.

3. Si vous avez peu de personnel IT disponible

Si vous manquez de ressources pour l’assistance IT et que vous souhaitez un environnement prêt à l’emploi qui permette aux métiers de personnaliser les options du CMS par eux-mêmes, un CMS headless n’est peut-être pas la bonne solution.

Dans ce cas, les CMS cloud répondront probablement mieux à vos objectifs. Pour choisir le bon système, il vous faudra tout de même en amont évaluer les besoins de gestion de contenus de votre entreprise.

4. Si vous avez des contraintes budgétaires

Le passage à un CMS headless nécessite un investissement à la fois dans la nouvelle plateforme et dans le développement de l’interface utilisateur. Les entreprises dont le budget est serré devront peut-être retarder l’adoption jusqu’à ce qu’elles disposent de plus de ressources.

En attendant, il est en revanche possible d’améliorer l’existant. Par exemple, en revoyant les workflows éditoriaux et de production de contenus. Ou en se concentrant sur la manière dont ces contenus sont organisés et tagués pour les moteurs de recherche, ou encore en améliorant les taxonomies. Il est également possible d’ajouter des tags qui décrivent plus précisément les contenus.

Toutes ces actions rendront les contenus plus « consommables » et plus accessibles à une intelligence artificielle – en particulier aux LLMs si vous avez l’intention de commencer un projet d’IA générative.

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